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Articles

Affichage des articles du janvier, 2014

L'optimisme est-il bon pour la santé ?

L'indéfectible optimisme de Bugs Bunny est-il dû à son régime alimentaire ? Il y a quelques temps, je suis tombé sur une recherche montrant qu'il existe un lien entre la consommation de carottes (et plus précisément de bêta-carotène) et la tendance à l'optimisme . Pour résumer, l'étude en question montre que les gens qui mangent beaucoup de carottes sont plus optimistes. Par contre, avant de dévorer huit carottes par jour dans l'espoir de voir en toute circonstance le verre à moitié plein, attendez un petit peu. En effet, l'étude n'a montré qu'un lien de corrélation, et non de causalité. Il y a donc trois explications possibles à ce phénomène : soit c'est la consommation de carottes qui rend optimiste (et si c'est le cas, ça vaut le coup de se goinfrer de carottes) ; soit, à l'inverse, c'est le fait d'être optimiste qui conduit à faire plus attention à sa santé en mangeant plus de légumes, dont des carottes ; soit, d...

Qu'est-ce que l'hippopotomonstrosesquippedaliophobie ?

photo par oX-RunawaySmile-Xo En matière de phobie, il y a rarement de quoi rire. C'est pourtant le cas avec le mot hippopotomonstrosesquippedaliophobie , qui fait référence à la peur... des longs mots. La composition étymologique de ce terme semble tout faire pour effrayer celui qui en souffre : Le préfixe hippopo ne signifie pas grand-chose si ce n'est qu'il se réfère à la grande taille de l'hippopotame. Il semble là uniquement dans le but de rendre le nom de cette phobie plus long et ainsi le rendre autologique . Monstro renvoie à monstrum (monstre) . Sesquipedalian , en anglais, est un adjectif d'usage formel qui signifie littéralement "avoir beaucoup de syllabes." Enfin, phobie est un terme plus familier, du grec ancien phobos, qui signifie peur. En résumé, si l'on se contentait du terme sesquipedaliophobie, le sens n'en serait pas affecté. Le reste n'est que fioriture.   Vous aurez certainement remarqué que le te...

Comment réagit-on lorsqu'on se sent menacé ? 3/3 : fight

Souvenez-vous. Vous êtes un homme / une femme des cavernes et vous essayez d'échapper à un tigre à dents de sabre. Vous avez déjà tenté d' éviter d'être remarqué(e) (freeze) , mais ça n'a pas fonctionné. Alors vous avez décidé de fuir (flight) pour lui échapper. Mais ça n'a pas fonctionné non plus. Il vous court après. Ce tigre à dents de sabre ne vous lâche décidément pas la grappe. Malgré la peur qui vous donne des ailes, il va bientôt vous rattraper. Il faut trouver une autre idée si vous ne voulez pas vous faire bouffer. Le combat : votre dernier recours Si votre cerveau estime à un moment donné que fuir ne vous sauvera pas, il décide que le combat est votre dernière option. Il entre alors en mode "fight." Le combat, dans le monde animal, constitue souvent un dernier recours face au danger. Même les lions, qui n'ont pourtant pas de prédateurs naturels, préfèrent fuir lorsqu'on les pourchasse.   Lorsque les guides locaux acc...

Comment réagit-on lorsqu'on se sent menacé ? 2/3 : flight

Résumé de l'épisode précédent : vous êtes un homme / une femme des cavernes et vous tombez nez à nez avec un tigre à dents de sabre. Comment réussir à survivre ? Vous pensiez que l'animal ne vous avait pas encore vu, vous avez donc tenté d'éviter de vous faire remarquer (freeze) . Manque de bol, ça n'a pas marché. Le tigre vous a repéré. Alors que le suspens est à son comble (si si, je suis sûr que vous n'en avez pas dormi de la nuit !), je vais enfin vous révéler la suite. Fuyez, pauvres fous ! (Si vous ne comprenez pas, c'est que votre culture geek mérite sérieusement d'être étoffée )   La fuite, votre roue de secours Dans son livre Emotions Revealed (p. 154), Paul Ekman raconte une anecdote. Alors qu'il approchait un groupe de singes, la plupart d'entre eux s'immobilisaient à son approche (freeze). Mais lorsqu'il approchait encore plus, et que la direction de son regard ne laissait aucun doute sur le singe auquel il s...

Comment réagit-on lorsqu'on se sent menacé ? 1/3 : freeze

Lorsqu'une victime de viol trouve le courage de porter plainte, elle se retrouve immanquablement confrontée à la mauvaise foi de son agresseur. Presque à tous les coups, celui-ci se défend lors du procès en invoquant le consentement de la victime. "Elle était d'accord. D'ailleurs, elle ne m'a pas repoussé." Il est vrai que certaines victimes de viol restent immobiles pendant leur agression. Mais cela n'a rien à voir avec un quelconque consentement de leur part. Elles sont tout simplement paralysées par la peur. Vous avez peut-être déjà entendu le terme réponse fuite ou combat (en anglais fight or flight response ). Ce phénomène a été décrit pour la première fois dans les années 1920 par le physiologiste américain Walter Cannon. Cannon avait remarqué qu'une chaîne de réactions réflexes se produisait dans le corps lorsqu'un individu se trouvait dans une situation menaçante. Cependant, comme l'explique Joe Navarro dans son livre What ev...